Les larmes de rigueur

Picture2Chaque semestre, les membres de Dong-Hanh Singapour organisent une séance d’entretien en ligne avec les candidats de l’Université d’économie et de droit qui ont été pré-sélectionnés par les représentants de Dong-Hanh à son université. Ces séances d’entretien permettent au Comité des membres d’avoir une vue globale de tous les profils afin de mieux se préparer au dernier tour de sélection. L’article suivant décrit les souvenirs d’un interviewer à Singapour pour une telle expérience.

C‘était une matinée de fin d’année, nous nous occupions d’un entretien de sélection pour la remise de bourse de Dong-Hanh Singapour. C’était la première fois que je le fasse en-ligne depuis ma participation à Dong-Hanh avec un ami qui est un ancien boursier de Dong-Hanh et aussi maintenant le président de Dong-Hanh Singapour. Franchement, je ne m’y étais pas intéressé beaucoup au début comme je n’avais connu rien de Dong-Hanh auparavant, mais au fur et à mesure le dynamisme de mon ami-président avait attiré mon attention, me fit passer plus de temps pour les activités du fonds.

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Entretien en ligne à Singapour

Tous les dossiers de ce matin-là s’étaient déjà classés depuis la série éliminatoire. À travers les renseignements approvisionnés par des candidatures, on eût pu saisir assez clairement la situation de chaque candidat. Moi, je me souciai un peu du cas d’une étudiante venant du Centre. Ses résultats scolaires furent impressionnants, ainsi que ses circonstances extrêmement difficiles : son père est mort, sa mère est gravement malade, l’économie familiale serrée. Mais son dossier ne fut pas bien pris en soin et pas bien préparé par elle-même. Selon moi, ceux qui savent relever leurs personnalités méritent de devenir boursiers plutôt que ceux qui qualifient mais qui n’ont aucune idée à les faire mettre en relief. Cependant, cette-fois là je décidai de la laisser passer, vu que sa situation est bien pareille que la mienne il y a quelques années. Et comme prérangé, parmi les dossiers dont je fus responsable ce-jour-là fut la sienne. Je discutai avec un camarade sur quelques points d’importance avant de demander au bénévole du côté Vietnam d’appeler la candidature suivante. Devant nous dans l’écran de l’ordinateur fut une étudiante mignonne mais qui ait l’air un peu frêle. Pour qu’elle se sente confortable, nous lui insistâmes que ce ne fut pas un entretien d’embauche mais plutôt une conversation normale. Mais il parut que cela ne fit pas réduire le stress présenté sur son visage. Après la salutation et l’introduction, nous procédâmes à la réinterroger sur sa situation familiale. Son visage encore tendu et sa voix petite, elle commença à nous répondre. Mais juste après une question, son visage devint crispé et elle éclata en sanglots. Bien qu’elle semble de se craindre de ruiner cet entretien qui s’estime importante par elle-même, il sembla que ce sentiment qu’elle l’avait gardé pour très longtemps et ne put plus le contraindre. La sensation d’avoir la peine touchée, je bien comprends, particulièrement pour ceux qui se trouvent dans une telle situation unfavorable. Ils ont souvent pitié de soi-même et se déprécient chaque fois qu’ils se font poser des questions sur leurs familles. C’était ce que j’ai vécu depuis mon enfance au jour où je terminai mes études à l’université.

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Evaluation des dossiers

Moi et mon ami échangeâmes des regards en silence, son cri durant nous fit confus. Un air pesant nous tous submergea tandis qu’elle soit à des milliers de kilomètres de loin. Je me sentis coupable d’avoir involontairement fait de la peine à une telle fille timide comme elle. Nous essayâmes de l’aider à retrouver l’équilibre pour continuer notre conversation qui ne dura que 20 minutes. Ne plus lui demandant de raconter ses circonstances familiales, ce que nous avions bien retenu du dossier, nous passâmes à nous informer de la santé de sa mère. Ayant l’air plus calmée, elle continua à répondre, sa voix encore petite. « Pour l’instant, la santé de ma mère s’est bien améliorée » -y parlant, elle devint un peu mieux, sa mine se rendit fraîche alors que sa peur apparut toujours dans chaque geste. Elle passa à expliquer comment elle finança sa poursuite des études, ce qui nous fit extrêmement étonner. Comment elle put travailler cinq heures tous les jours après être passé presque toute la journée à l’école et toujours avoir de bonnes notes ? Son relevé de notes fur un rêve de beaucoup d’élèves même pour ceux dont la famille bien subvint aux besoins et qui n’eurent rien à s’inquiéter. Quand j’étais encore étudiant, il y avait un temps où je prenais l’enseignement de trois classes à temps partiel pour régler des frais et des paiements scolaires. Toutefois je ne faisais de l’enseignement que deux heures chaque jour et six jours maximums par semaine parce que c’était déjà assez fatigué. Elle nous partagea aussi vouloir devenir un précepteur pour être moins fatiguée, mais le dépôt posé aux centres la fit changer d’avis et chercher d’autres travaux frais-libres, bien que plus lourds. Néanmoins, pour une fille qui venait de quitter la famille et qui entrait une telle grande ville étrange, ce qu’elle avait fait fut admirable. Elle nous partagea que la vie comme cela ne l’avait pas permise de bien préparer les documents dans le dossier, en particulier ceux qui exigeaient des justifications du lieu.

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Evaluation des dossiers

Nous procédâmes à la partie finale de l’entrevue en posant la question sur ses rêves et ses intentions. Dès ce moment-là elle sembla devenir une autre personne, tout contraire à sa timide avant. Le regard déterminé, elle nous dit vouloir devenir une avocate dans l’avenir. Elle aima avoir beaucoup d’argent pour aider à guérir sa mère, pour assurer les études de ses frères ; elle voulut défendre gratuitement les pauvres. Donc si elle devenait un boursier, la toute première chose qu’elle ferait fut d’acheter des médicaments pour sa mère, et s’il restait encore assez d’argent, elle en dépenserait sur les livres pour ses frères. La plupart de ses intentions furent pour d’autres personnes, rien pour elle malgré toutes les responsabilités qu’elle porta sur ses petites épaules. Nous conclûmes l’entrevue en la souhaitant le succès. Au fond de moi, je la remerciai de nous avoir motivés. Ayant passé de moments durs et maintenant vivant de bonnes conditions à l’UTN mais parfois nous nous ressentons encore la fatigué, l’ennui venant des obstacles dans les travaux de recherche. Moi, je lui fais confiance : pour autant qu’elle a bien surpassé, rien ne pourra plus la faire écrouler. Les larmes au début ne furent pas celles de la faiblesse ou l’infériorité mais d’une ferme volonté. C’est une parmi de nombreux beaux exemples dont Dong-Hanh en général et Dong-Hanh Singapour en particulier sont toujours à la recherche pour les aider à réaliser leurs rêves.

NGUYEN Duy Tam

Dong-Hanh Singapour

Traduit par LE Ha-Quang