Extraits des lettres de demande de bourse – Dong Hanh 2017-2018 (part 1)

L’année 2017-2018, grâce au soutien précieux de nos donateurs, Dong-Hanh a pu aider plus de 300 étudiants et élèves vietnamiens issus des milieux défavorisés à surmonter leurs difficultés financières pour continuer à réaliser leur rêve. Voici quelques extraits des lettres de demande de bourses rédigées par nos boursiers.

NGUYEN Van Giai (24 ans) – Université des Sciences Naturelles de Ho-Chi-Minh ville BinhDuong – note moyenne 8.1 et 8.64/10

Quand j’étais petit, j’ai toujours rêvé d’être médecin puisque ma mère était toujours malade. Et j’ai enfin réussi à le faire…

Malheureusement, lors de ma deuxième année universitaire, mes parents ne pouvaient plus payer mes frais d’études. De plus, le programme des études de médecine était très lourd et chargé, je n’avais pas donc du temps libre pour chercher des travaux à temps partiel. Après de longues nuits de réflexion en silence, j’ai pris une décision que toute ma famille n’aurait jamais pu imaginer, celle d’abandonner mes études et d’aller à Dong-Nai pour travailler en tant qu’ouvrier dans une usine…

Un an plus tard, un ami m’a donné un morceau de papier découpé d’un journal qui disait “le domaine du génie nucléaire est en manque de ressource humaine, et que les frais d’études sont gratuits pour les étudiants…” C’était la raison pour laquelle j’ai décidé de venir faire des études à l’Université des Sciences Naturelles. Pourtant, à l’inscription, j’étais vraiment étonné et même choqué du fait que tout ce que j’ai lu sur la gratuité d’études n’était pas vrai, de manière exacte, ceci n’est plus à jour. Et, évidemment, comme je n’avais pas assez d’argent pour l’inscription, j’ai dû demander au Bureau des Services d’Etudiants (BSE) de rédiger une lettre d’engagement qui me permettait de m’inscrire avec seulement 1.500.000 Dong. Pour le reste, le BSE m’a autorisé à ne pas suivre les cours de service militaire pendant un mois, ainsi j’ai travaillé entre-temps pour pouvoir rembourser l’argent à l’université…

NGUYEN Van Bao Quoc (20 ans) — Université de Sciences sociales et humaines HCM Tien Giang, note moyenne 8.53/10

Mon père m’a abandonné lorsque j’étais petit. Mon enfance s’est passée sur les trottoirs de Sai-Gon avec ma mère, nous avons dû vendre des billets de loterie car nous n’avions pas de domicile fixe. Ensuite, grâce aux “grands-parents adoptés” de ma mère, elle a pu enfin retourner vivre avec eux à Tien-Giang…

Peu de temps plus tard, à cause des problèmes de santé (problème neurologique), elle ne pouvait pas exercer un autre travail et devait continuer à vendre des billets de loterie pour gagner de l’argent. Vu que la source de financement provenant de la vente des billets n’était pas suffisante pour subvenir à nos besoins quotidiens, ma grand-mère a dû aller mendier pour aider ma mère. Malheureusement, depuis le mois de novembre l’an dernier, elle est tombée malade (hémiplégie) après une chute. C’est pour cela que je dois faire beaucoup de travail à mi-temps pour réussir à vivre et pour envoyer de l’argent afin d’aider ma mère.