Extraits des lettres de demande de bourse – Dong Hanh 2017-2018 (part 2)

L’année 2017-2018, grâce au soutien précieux de nos donateurs, Dong-Hanh a pu aider plus de 300 étudiants et élèves vietnamiens issus des milieux défavorisés à surmonter leurs difficultés financières pour continuer à réaliser leur rêve. Voici quelques extraits des lettres de demande de bourses rédigées par nos boursiers.

VO Thi Minh Tam (20 ans) – Université d’Economie de Danang — Quang Ngai – note moyenne 2,84/4

Née dans une petite famille pauvre sans que mon père accepte ma naissance, je grandissais en amour dans les bras de ma mère et ma grand-mère maternelle. Ma mère n’avait que de travail de manœuvre et nous habitions, ma mère et moi, dans une cabane dans le jardin de mes grands-parents. Malgré la difficulté quotidienne qui était chargée toujours sur les épaules de ma mère, elle s’efforçait toujours de travailler et ne me laissait jamais affamée. Cependant, le cancer a emporté ma mère loin de moi quand j’étais encore trop jeune. Depuis, je vivais avec mes grands-parents maternels. La perte de mère était une grande douleur pour un enfant de mon âge, mais cela ne s’est pas arrêté là, deux ans plus tard, mon grand-père nous a quitté aussi à cause d’une maladie cardiaque. Après, il ne restait que la petite pension militaire d’invalidité de ma grand-mère qui nous permettait survivre, sans compter les frais de médicament pour elle et les frais d’études pour moi.

Grâce aux cœurs compatissants de nos voisins, de nos proches et de mes enseignants, j’ai pu surmonter les difficultés et achevé mes études.

Le jour où on a annoncé que j’ai réussi l’examen d’entrée à l’université était à la fois le plus heureux et le plus soucieux jour de notre famille. J’ai enfin réalisé le rêve de ma mère et celui de ma grand-mère, mais le fardeau du paiement des frais d’études pesait encore une fois plus lourdement que jamais sur les épaules de ma grand-mère.

Le jour d’inscription à l’université, ma grand-mère a dû emprunter de l’argent pour financer les frais de transport et les frais d’inscription pour moi.

Maintenant, puisque je ne suis plus très souvent à la maison et que ma grand-mère était toute seule, elle a dû déménager et vivre avec la famille de mon oncle. Cependant, elle se charge toujours de payer tous mes frais d’études. Chaque mois, après avoir reçu sa pension, elle fait tout de suite des économies pour m’envoyer de l’argent…

 

LE Duc Tai (19ans) — Université polytechnique de Ho-Chi-Minh ville — TienGiang – note moyenne 7.5/10

Ma famille est relativement pauvre par rapport aux autres dans ma commune. Comme le revenu issu de l’exploitation d’un terrain agricole de 500 m2 n’est pas suffisant pour payer le coût de vie, mes parents doivent toujours chercher des emplois supplémentaires à court terme pour gagner plus. Malheureusement, depuis 5 ans, ma mère ne pouvait plus travailler à cause des effets d’une hernie discale et des troubles dégénératifs du rachis. Depuis 05/16, la santé de mon père a commencé à se détériorer. Les symptômes graves (essoufflement, crachat de sang) ont récemment apparu. Suite à une consultation à l’hôpital, une maladie des valves cardiaques et la tuberculose pulmonaire ont été diagnostiquées en même temps, ce qui demandait une hospitalisation en long séjour ainsi qu’une intervention chirurgicale. En conséquence, pour payer les frais hospitaliers et les frais liés de l’opération de 4000€, mes parents ont été obligés de vendre l’intégralité de notre terrain. Malheureusement, dû aux complications de l’insuffisance rénale, mon père a besoin d’une deuxième opération dont les frais s’élevaient à 2000€. N’ayant rien à vendre, ma mère a dû emprunter de l’argent pour assurer le traitement de mon père.